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Portrait : Margot Scorza, étudiante au CESR et stagiaire du projet TypoReF

  • Peux-tu nous présenter ton parcours universitaire ?

J’ai d’abord obtenu une licence Langues, Littératures et Civilisations Étrangères parcours anglais à l’Université de Tours. Après une année de césure au Canada, je suis aujourd’hui en deuxième année de master « Métiers du patrimoine et ingénierie culturelle » mention « patrimoine écrit » au Centre d’études supérieures de la Renaissance.

  • Pourquoi as-tu choisi le master Patrimoine du Centre d’études supérieures de la Renaissance ?

Après avoir passé trois années à étudier le texte, j’ai eu envie de me plonger dans l’objet livre. Les cours dispensés dans ce master me permettaient d’obtenir une base solide sur la préservation du patrimoine tout en me spécialisant dans le patrimoine écrit : codicologie, archéologie du livre, paléographie etc. C’est au sein des enseignements sur le livre imprimé que j’ai découvert ce domaine et que j’ai souhaité l’approfondir.

  • Sur quel sujet porte ton mémoire ?

Mon sujet de mémoire porte sur les albums factices d’ornements typographiques. Ce sont des recueils composés entre le XVIIIe et le XXe siècles, qui renferment lettrines, frontispices, bandeaux, fleurons et autres ornements découpés puis collés dans d’imposants cahiers, albums ou portefeuilles. C’est un sujet passionnant qui invite à croiser divers champs d’études : l’histoire du livre et de la typographie, l’histoire des pratiques de collection, l’histoire du goût, la sociologie et l’histoire de l’art.

  • Que fais-tu dans le cadre de ton stage au sein du projet TypoReF ?

Ma mission principale était d’alimenter la Base de Typographie de la Renaissance (BaTyR). Je parcourrai différents ouvrages pour en extraire les matériels d’imprimeries que j’indexais par la suite dans la base.

J’ai également pris part aux différentes réunions concernant la suite du projet TypoReF et effectué des tests sur un logiciel de reconnaissance d’images et de texte développé depuis plusieurs années en partenariat avec le LIFAT puis le LISTIC.

  • Qu’est-ce que ce stage t’a appris ?

Ce stage clôturait mes deux années de master. Il m’a donc permis de mettre un premier pied dans le monde professionnel en lien avec mon domaine d’étude, et plus particulièrement dans celui de la recherche en histoire du livre.

Au travers de mes différentes missions, j’ai pu développer des compétences en recherche historique et en analyse des sources. Alimenter la base ne se limitait pas à indexer des matériels, il y avait tout un travail de recherche sur les personnes liées à l’ouvrage mais il y avait également un travail de comparaison et d’analyse pour repérer les occurrences déjà présentes au sein de la base. Cette gymnastique mentale était particulièrement stimulante et ouvrait à de nombreuses réflexions.

Au cours de ces quelques mois, j’ai pu mettre à profit des connaissances acquises lors de mes études mais surtout étoffer mon champ de compétences techniques grâce à la manipulation de nombreux outils informatiques.

[Appel à communications] L’initiale ornée, entre manuscrit et imprimé (France, 1450-1550), Colloque de clôture du projet ANR TypoReF (18-19 février 2027) | Date limite : 30 septembre 2026

La date limite du dépôt des propositions de communication est le 30 septembre 2026.

Le colloque aura lieu les 18-19 février 2027 au Centre d’études supérieures de la Renaissance à Tours. Il est organisé par Pascale Charron, Rémi Jimenes et Anna Baydova dans la cadre du projet ANR TypoReF.

Souvent délaissée par les historiens de l’art qui focalisent à juste titre leur attention sur les illustrations, les miniatures ou le décor marginal et réduite par les historiens du livre au statut de simple indice susceptible d’attribuer une publication à un imprimeur donné, l’initiale ornée occupe pourtant une place essentielle dans l’histoire visuelle du livre. À la croisée du texte et de l’image, de l’écriture et de l’ornement, elle est souvent le seul décor du livre. L’initiale ne joue pas seulement un rôle clef dans l’architecture de la page et la structuration du discours, elle contribue à inscrire le livre dans un univers esthétique déterminé ; ce faisant, elle joue un rôle déterminant dans la réception des textes par le lecteur. À la croisée de l’histoire de l’art, de la bibliographie matérielle et de l’histoire culturelle du livre, elle constitue ainsi un observatoire privilégié pour l’analyse des dynamiques de continuité, d’adaptation et d’innovation qui accompagnent le passage du manuscrit à l’imprimé.

Les premières décennies de l’imprimerie se caractérisent en effet par la forte inertie des pratiques issues de l’économie du manuscrit. Les incunables et les imprimés du début du XVIe siècle offrent ainsi de nombreux exemples de « lettres d’attente », pour lesquels l’imprimeur réserve en blanc l’espace destiné à l’ajout d’initiales peintes et rubriquées, parfois accompagnées de lettres-guides. Ces dispositifs révèle le caractère encore hybride de la chaîne de production du livre, où imprimeurs, rubricateurs et enlumineurs collaborent.

Parallèlement, le développement des lettrines gravées sur bois ouvre un espace d’expérimentation formelle et décorative. À Paris et à Lyon, centres majeurs de l’imprimerie française aux XVe et XVIe siècles, se constituent des répertoires d’initiales ornées mêlant rinceaux végétaux, fonds criblés, grotesques d’inspiration antique, figures hybrides ou scènes historiées, qui font souvent une place à des pratiques décoratives importées de l’étranger.

La circulation des formes entre manuscrit et imprimé ne s’exerce cependant pas dans cet  unique sens. Si les lettrines gravées s’inspirent largement des modèles manuscrits — initiales champies, lettres historiées, dispositifs d’encadrement hérités de l’enluminure gothique tardive —, l’imprimé agit en retour sur les pratiques de l’enluminure française au tournant des XVe et XVIe siècles. Certains codices tardifs, notamment produits à Paris ou à Rouen, intègrent des initiales simplifiées, sérielles ou répétitives, qui évoquent par leur régularité et leur économie de moyens les logiques de l’imprimé. Ces échanges croisés invitent à dépasser une lecture strictement transitionnelle pour penser l’initiale ornée comme un lieu d’hybridation durable.

Organisé à l’occasion de la clôture du projet ANR TypoReF (« Typographie de la Renaissance française, 1470-1640 »), le colloque « L’initiale ornée, entre manuscrit et imprimé (France, 1450–1650) » se propose ainsi d’examiner ces phénomènes dans le cadre spécifique du royaume de France et de ses frontières  proches. Une attention particulière pourra être portée aux dynamiques régionales (Paris, Lyon, Rouen, Toulouse, Tours), aux milieux de production (universitaires, humanistes, dévotionnels, juridiques), ainsi qu’aux circulations d’artisans, de modèles et de matrices à l’intérieur du territoire français.

Les propositions de communication pourront notamment aborder les thèmes suivants (la liste n’étant évidemment pas restrictive) :

  • Typologie du décor et formes de la lettre : héritages gothiques, influences renaissantes, lettres filigranées, champies, historiées ou « grises » dans les manuscrits et imprimés français, en prêtant une attention particulière aux phénomènes d’hybridation.
  • Techniques et pratiques d’atelier : gravure sur bois, fonds criblés, mise en couleur, articulation entre travail typographique et intervention manuelle.
  • Rapport texte/ornement : rapports texte/image, place de la lettrine dans la mise en page, fonctions de structuration et de repérage, dialogue avec rubriques, titres, bordures et autres ornements dans le livre français.
  • Acteurs et circulations : imprimeurs-libraires, graveurs, enlumineurs, commanditaires ; réemploi et diffusion des séries d’initiales au sein du royaume.
  • Corpus et méthodes : études de cas, analyses comparatives manuscrit/imprimé, catalogage et signalement des initiales, apports des humanités numériques à l’identification et au suivi des matrices.

En prenant pour objet l’initiale ornée — élément discret mais structurant de la page —, ce colloque entend contribuer à une histoire renouvelée du livre en France à la Renaissance, attentive aux continuités techniques, aux transferts visuels et aux pratiques concrètes qui façonnent, sur deux siècles, l’articulation du texte et de l’image.

Source : Site du Colloque & pour le dépôt des communications : https://initialeornee.sciencesconf.org/

Offre de stage | Développement web : Évolution de la plateforme AgoraWeb pour l’extraction et l’analyse automatique de contenu de documents anciens numérisés.

Nous recherchons un(e) stagiaire en développement web pour poursuivre les travaux de développement d’une plateforme web existante, dédiée à l’extraction automatique d’informations et à l’analyse de contenu dans des images de documents numérisés (anciens). Ces travaux s’inscrivent dans une collaboration pérenne et interdisciplinaire entre historiens du Livre (CESR, Tours) et informaticiens (LIFAT/ILIAD3, Tours – LISTIC, Bourget-du-Lac).

Informations générales

  • Type de contrat : stage de 3 à 5 mois
  • Structure d’accueil (Convention) : UMR 7323 – Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (Université de Tours)
  • Encadrement : LISTIC (Jean-Yves Ramel) avec co-encadrement des membres des équipes du LIFAT, ILIAD3 et CESR.
  • Lieu de travail : Tours (37) ou Bourget du Lac (73) ; télétravail possible selon modalités définies avec l’équipe d’encadrement
  • Période : à partir d’avril/mai 2026 (selon disponibilités)
  • Gratification : conformément à la réglementation en vigueur
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Offre de stage : Étude, description et indexation de matériels d’imprimerie de la Renaissance

L’équipe du programme de recherche « Bibliothèques Virtuelles Humanistes » (BVH) du Centre d’Études supérieures de la Renaissance (Université de Tours – UMR 7323 du CNRS) propose, dans le cadre du projet ANR TypoReF (« Typographie de la Renaissance Française, 1470-1640 »), un stage de 3 à 4 mois visant à repérer, étudier et décrire des matériels d’imprimerie extraits d’ouvrages numérisés.

[Télécharger l’offre en pdf]

Informations générales

  • Structure de recrutement : Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, Université de Tours – CNRS, UMR 7323
  • Gratification : en vigueur
  • Durée du stage : 3 à 4 mois selon date de début du stage sur la période mars-juillet 2025 ; 35 h/semaine.
  • Date limite de candidature : 1er décembre 2024 au plus tard
  • Lieu de travail : Bureau BVH, CESR, 59 rue Néricault-Destouches 37020 Tours
  • Stage au sein d’une équipe composée de 4 ingénieurs et d’enseignants-chercheurs

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